This hiking trail in La Gomera has been named one of the world’s best by Lonely Planet

Ce sentier de randonnée à La Gomera a été nommé l’un des meilleurs au monde par Lonely Planet — et il est encore plus beau à la fin du printemps

J’ai randonné en Patagonia, dans les Dolomites et à Zion — mais peu de sentiers m’ont surpris comme l’itinéraire de l’Alto de Garajonay à travers le Garajonay National Park à La Gomera.

Quand Lonely Planet l’a classé parmi les meilleurs sentiers de randonnée au monde, j’étais sceptique. Après 12 kilomètres de forêt de lauriers embrumée, de crêtes volcaniques et de vues sur l’océan dignes d’un filtre Photoshop, j’ai compris.

Et mai est sans doute le moment idéal pour s’y lancer.

À retenir

  • La boucle de l’Alto de Garajonay fait 10 à 12 km et prend 4 à 5 heures à un rythme tranquille.
  • L’entrée au Garajonay National Park est gratuite ; les parkings le sont également.
  • La fin du printemps (avril–juin) offre des températures plus fraîches autour de 18–23°C et moins de foule.
  • Vous pouvez rejoindre La Gomera en ferry depuis Tenerife en 50 minutes (à partir de 35 € l’aller simple).
  • Partez tôt (avant 9h30) pour éviter la couverture nuageuse de la mi-journée et les groupes organisés.

Pourquoi ce sentier est si spécial

Garajonay National Park est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO — et ce n’est pas le décor spectaculaire et escarpé auquel on s’attend dans les Canary Islands.

Ici, place à une forêt de lauriers préhistorique. Imaginez des arbres couverts de mousse, des troncs tordus et la brume qui traverse la canopée comme dans un décor de film fantastique.

Le sentier de l’Alto de Garajonay vous mène au point culminant de l’île (1 487 mètres). Par temps clair, on aperçoit Tenerife et le Mount Teide qui s’élève au-dessus des nuages.

Par temps couvert ? On a l’impression de marcher dans un rêve.

L’itinéraire : à quoi s’attendre étape par étape

L’itinéraire classique emprunté par la plupart des voyageurs est une boucle au départ de la zone de loisirs de Laguna Grande.

Voici comment il se déroule :

  1. Laguna Grande jusqu’au sommet de l’Alto de Garajonay (env. 4 km)
    Une montée régulière à travers une forêt dense. Rien d’insurmontable, mais ça se sent.
  2. Pause au point de vue du sommet (20–30 minutes)
    Plateforme rocheuse avec vue panoramique. Prenez une veste légère — le vent se lève facilement ici.
  3. Sentier de crête vers Degollada de Peraza (3–4 km)
    La section la plus spectaculaire. Collines ondulantes, panoramas dégagés et relief volcanique impressionnant.
  4. Boucle retour par les sentiers forestiers (3–4 km)
    Des chemins plus calmes, le chant des oiseaux et des passages ombragés — parfait pour récupérer.

Temps total de marche : 4 à 5 heures avec pauses photos. Les randonneurs en forme peuvent le faire en 3h30, mais pourquoi se presser ?

Pourquoi la fin du printemps (en ce moment) est idéale

L’été dans les Canary Islands est magnifique — mais plus chaud et plus fréquenté.

Fin mai et début juin vous offrent :

  • Des températures douces (autour de 20°C en altitude)
  • Des fleurs sauvages le long des crêtes
  • De longues journées (coucher du soleil après 20h30)
  • Beaucoup moins de bus touristiques qu’en juillet–août

Les alizés créent un effet de « mer de nuages » qui reste souvent sous le sommet le matin. Si vous choisissez bien votre moment, vous marcherez au-dessus d’un océan blanc de brume.

Conseil pratique : vérifiez la météo la veille au soir. Garajonay crée son propre microclimat.

Comment se rendre à La Gomera

Il n’y a pas d’aéroport international direct ici — et cela fait partie du charme.

La plupart des voyageurs atterrissent à Tenerife South (TFS). Si vous avez une escale, je recommande d’en faire une partie du voyage — surtout si vous aimez les vues sur les pistes comme celles présentées dans these runway-view airport hotels.

Depuis Tenerife, prenez un ferry de Los Cristianos à San Sebastián de La Gomera :

  • Durée : 50–60 minutes
  • Prix : 35–45 € l’aller simple
  • Compagnies : Fred. Olsen Express ou Naviera Armas

Louez une voiture à l’arrivée (environ 30–45 € par jour en mai). Les transports publics existent, mais les horaires sont limités et vous aurez envie de flexibilité.

Est-ce difficile ?

Niveau intermédiaire. Pas technique.

This hiking trail in La Gomera has been named one of the world’s best by Lonely Planet

Si vous pouvez gérer une montée régulière pendant 60 à 90 minutes, tout ira bien. Les sentiers sont bien balisés et la signalisation est excellente.

Cela dit, portez de vraies chaussures de randonnée. Les graviers volcaniques peuvent être glissants, surtout si la brume s’installe.

Ce que la plupart des touristes font mal

Ils considèrent La Gomera comme une excursion à la journée depuis Tenerife.

Grosse erreur.

Vous passerez plus de temps en transport que sur le sentier. Restez au moins une nuit — idéalement deux.

San Sebastián propose des maisons d’hôtes de charme à partir de 60–90 € la nuit au printemps. Valle Gran Rey, sur la côte ouest, est encore mieux si vous cherchez des couchers de soleil et une ambiance plage détendue.

Aussi : ne vous contentez pas de monter au sommet et de redescendre. La section sur la crête est le point fort, et beaucoup d’excursions courtes la sautent.

Où manger après la randonnée

Vous l’avez bien mérité.

À San Sebastián, rendez-vous à La Salamandra pour du cherne grillé (poisson local) et des papas arrugadas avec sauce mojo. Comptez 18–25 € par personne avec un verre de vin.

À Valle Gran Rey, El Baifo prépare un excellent ragoût de chèvre — copieux, local et parfait après 12 km sur les sentiers.

Évitez les menus touristiques génériques près du port proposant des combos « pizza + paella + burger ». Si le menu est plastifié et traduit en cinq langues, passez votre chemin.

Conseils tech malins pour le sentier

C’est là que le voyage moderne facilite vraiment la vie.

  • Téléchargez des cartes hors ligne sur Google Maps ou AllTrails — le réseau peut disparaître en forêt.
  • Emportez une batterie externe (10 000 mAh suffisent) — vous prendrez plus de photos que prévu.
  • Vérifiez le vent via Windy ou AEMET Spain le matin de votre randonnée.
  • Utilisez une messagerie chiffrée si vous vous coordonnez avec des amis à l’international — particulièrement utile avec les nouvelles mises à jour RCS multiplateformes qui améliorent la communication des voyageurs.

Et oui, les drones sont réglementés dans les parcs nationaux sans autorisation. Ne soyez pas cette personne.

Comparaison avec d’autres sentiers « meilleurs au monde »

Contrairement à certaines randonnées mythiques nécessitant des permis (oui, Torres del Paine W Trek, on parle de toi), Garajonay est rafraîchissant d’accessibilité.

Pas de tirage au sort. Pas de droit d’entrée. Pas de file d’attente à 6h du matin.

C’est aussi plus calme que les grands classiques européens comme le Tour du Mont Blanc — et nettement plus abordable.

À une époque où la demande de voyages explose dans de nombreuses régions, notamment avec des événements comme les 2026 World Cup host cities seeing booking spikes, des endroits comme La Gomera donnent l’impression d’un secret bien gardé.

This hiking trail in La Gomera has been named one of the world’s best by Lonely Planet

Exemple d’itinéraire sur 2 jours

Si vous voulez bien faire les choses :

Jour 1 :
Ferry matinal depuis Tenerife → installation à l’hôtel → balade côtière l’après-midi à Valle Gran Rey → dîner au coucher du soleil.

Jour 2 :
Petit-déjeuner tôt → route vers Laguna Grande pour 9h → boucle de l’Alto de Garajonay → déjeuner tardif à San Sebastián → ferry du soir retour.

Budget estimatif (par personne, hors vols) :

  • Ferry aller-retour : ~70 €
  • Location de voiture (2 jours, partagée à 2) : ~40–60 €
  • Hébergement (1 nuit, milieu de gamme) : ~70–100 €
  • Repas : ~40–60 €

Total : environ 220–290 € pour une mini-aventure qui semble bien plus lointaine qu’elle ne l’est réellement.

Est-ce que ça vaut le battage médiatique ?

Absolument.

Pas parce que c’est extrême. Pas parce que c’est célèbre sur Instagram.

Mais parce que l’endroit semble intact.

Dans un monde où beaucoup de « meilleures randonnées » ressemblent à des tapis roulants bondés de bâtons de marche et de perches à selfie, l’Alto de Garajonay reste une expérience personnelle.

Si vous préparez une escapade européenne cet été et cherchez quelque chose d’actif, panoramique et encore discret — c’est le bon choix.

Réservez le ferry. Prenez de bonnes chaussures. Partez tôt.

Et lorsque vous serez au-dessus des nuages, avec Tenerife qui se dessine au loin, vous comprendrez pourquoi Lonely Planet a mis ce sentier sur la carte.

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Questions fréquentes

Quelle est la longueur de la randonnée de l’Alto de Garajonay ?

La boucle complète fait environ 10–12 km (6–7,5 miles) et prend 4 à 5 heures à un rythme tranquille avec des pauses photos. Les randonneurs en forme peuvent la terminer en environ 3h30.

L’entrée au Garajonay National Park est-elle gratuite ?

Oui, l’accès au Garajonay National Park est gratuit, et la plupart des parkings comme Laguna Grande le sont également. Aucun permis n’est requis pour les randonnées classiques à la journée.

Quelle est la meilleure période pour randonner à La Gomera ?

La fin du printemps (avril–juin) et l’automne (septembre–novembre) offrent des températures douces et moins de foule. En mai, comptez 18–23°C en altitude.

Peut-on visiter La Gomera en excursion à la journée depuis Tenerife ?

Oui, mais c’est rapide. Le ferry dure environ 50–60 minutes par trajet, donc passer au moins une nuit vous permet d’explorer au-delà du simple sentier du sommet.

redactor

À propos de l'auteur: redactor

Rédacteur voyage et fondateur de Discover Travel (distratech.com) — un blog dédié aux voyages, à la gastronomie et à la technologie. Avec plus de 250 articles couvrant l'Europe, les Amériques, l'Asie et l'Afrique, j'aide les voyageurs à découvrir des destinations alternatives, des perles cachées et des conseils économiques fondés sur une expérience et des données réelles. Que ce soit la meilleure street food de Bangkok, les célébrations de Pâques à travers l'Europe ou les itinéraires ferroviaires les plus pittoresques — j'écris pour inspirer des voyages plus intelligents et plus authentiques.